Pochette à ardoise toute simple

Qui dit rentrée au CP, dit ardoise et donc pochette à ardoise… Et oui, l’ardoise seule dans le cartable sans le feutre et le petit chiffon on peut être quasi certain que notre enfant va perdre quelque chose (en tout cas nous ça a failli…).
J’ai prospecté rapidement les patrons existants concernant les pochette à ardoise, et personnellement je ne les trouvais pas adapté à nos besoins (de simplicitié), et surtout je n’avais pas envie de dépenser qq euros pour quelque chose d’aussi simple.
Du coup, j’ai créé notre pochette a ardoise sur mesure, tout en simplicité d’utilisation et rangement pour ma fille, et en effectuant un peu d’upcycling en recyclant une serviette.

Je vous partage donc mon « tuto » pour réaliser cette pochette à ardoise qui est facilement adaptable pour tous type d’ardoises, de tailles différentes. Ici j’en ai réalisé 2: 1 pour l’école, et 1 seconde pour d’ardoise de musique.
Pour la réaliser, hormis le coton mis à l’extérieur, tout le reste est de la chute ou du recyclage. Comme quoi, on peut faire des accessoires sympa avec peu de choses! 😉

Fournitures :
– du coton type popeline pour l’extérieur, un morceau d’environ 30×120 cm (l’équivalent de 3 fois la taille de l’ardoise),
– une serviette éponge pour l’intérieur, ou un morceau d’éponge de 60×40 cm (2 fois l’ardoise),
– un petit bout de passepoil pour le rabat,
– un morceau d’élastique large (3-4 cm) qu’on utilise généralement pour les ceintures élastiques,
– une fermeture type scratch ou pression,
– un morceau d’entoilage de 30×40 cm environ.

Coupe:
Prendre les mesures de l’ardoise.
Pour l’extérieur en popeline, ajouter des marges de coutures de 1.5 cm sur les cotés, et 1cm sur le haut et le bas (1ère photo).
Pour l’intérieur en serviette, j’ai coupé le devant et dos en un seul morceau, donc au pli pour le bas, et ajout de marges de coutures de 1 cm pour le haut et les cotés (2e photo).
Pour le rabat, j’ai opté pour un rabat court de 7 cm de haut (9cm avec les marges, et de la meme largeur que les rectangles de popeline (mesures ardoise + 1.5 cm de marge) (3e photo).

Vous avez donc les pièces suivantes:
– 2 rectangles de popeline pour l’extérieur de la pochette,
– 1 grand rectangle en serviette pour l’intérieur de la pochette,
– 2 petits rectangles de popeline pour le rabat,
– 1 élastique de ceinture de la même hauteur (9 cm pour moi) que le rabat.


Rabat:

  • Renforcer les 2 rabats avec un morceau d’entoilage au dos (même taille)
  • plier chaque rectangle en 2 sur la longueur et superposer les. Dessiner l’arrondis dans un angle et couper
  • prendre un des rabat et poser le passepoil sur l’endroit du coté arrondi, en piquant au point droit avec un pied fermeture éclaire.
  • sur le 2e rabat, marquer le milieu et placer l’élastique au centre. piquer sur les bord à 0.5 cm pour le maintenir en place. Faire un trait à 2.5-3 cm du bord droit, et piquer dessus au point droit. Cela sert a délimiter l’emplacement du stylo et du chiffon sur le rabat. Positionner ensuite les fermetures sur ce rabat à 2 cm du bord, du coté arrondi sur l’endroit du rabat (au centre dans ma version 1 – scratch rose, à 5 cm des coté pour ma version 2 – scratch bleu)
  • placer les 2 rabats endroit contre endroit et piquer ensemble le long de la couture du passepoil précédente
  • cranter les arrondis et retourner sur l’endroit. Repasser au fer pour bien tout mettre en place, puis surpiquer à 2-3 mm du bord.

Intérieur:

  • plier en 2 le rectangle de serviette endroit contre endroit et piquer les coutures des cotés à 0.5 cm des bords

Extérieur:

  • placer les 2 rectangles de popeline endroit contre endroit, en faisant attention à l’orientation des dessins, et piquer la couture du bas à 1 cm du bord. ouvrir la couture au fer.
  • vérifier la position des fermetures sur le devant, en plaçant le rabat dessus. dans ma version 1, j’ai placé mon scratch à 6 cm du haut (bas du scratch) au centre du devant. pour la version 2, mes 2 scratch sont positionnés à 6 cm du haut (bas du scratch) et 5 cm des cotés. Renforcer au dos avec des petites bandes d’entoilage, puis piquer en place sur l’endroit du devant.
  • replier endroit contre endroit le dos et devant, et piquer la couture des cotés à 1 cm du bord.

Assemblage final:

  • placer le bord droit du rabat avec le bord droit du dos extérieur endroit contre endroit (le rabat est « à l’intérieur »). Faire bien correspondre les bords du rabat avec les coutures des cotés de la pochette. Piquer en place à 0.5 cm du bord.
  • insérer la partie en serviette à l’intérieur de notre projet, endroit contre endroit, épingler bien tout autour en faisant attention de bien faire correspondre les coutures des cotés. Piquer en place à 1 cm du bord en laissant une ouverture d’environ 10 cm au niveau du dos de la pochette pour pouvoir la retourner.
  • cranter les angles et retourner au travers de l’ouverture laissée au dos. Bien positionner les angles du fond et repasser tout en place pour bien marquer la couture du contour.
  • Surpiquer tout autour sur l’endroit à 1-2 mm du bord et le tour est joué, vous avez votre pochette terminée!!

Qu’en pensez-vous de ce tuto? N’hésitez pas à commenter pour me faire vos retours et surtout notifiez moi si jamais vous la réalisez, cela me ferra très plaisir de partager cela avec vous! 😉

En route vers le zéro-déchet féministe!!

Comme dit sur les réseaux sociaux, cette année je me fixe un défi par mois pour avancer et évoluer dans ma couture!! Pour le mois de Janvier, j’ai choisi « sous-vêtements pour tous »!!

L’article d’aujourd’hui se concentre sur mon 2e projet couture dans le cadre de ce défi: des culottes menstruelles pour moi!!!

Plusieurs patrons existent probablement, mais dans un objectif de limiter ma collection de patrons, et surtout de faire avec ceux que j’ai déjà, j’ai préféré modifier un patron que je possède. Je vous propose donc ici de partager avec vous ma méthode pour créer une culotte menstruelle à partir d’un patron de culotte classique!

Le principe de la culotte menstruelle est qu’il faut qu’elle soit:
imperméable, histoire de ne pas avoir de traces indésirables sur nos vêtements,
absorbante, pour que le flux de la journée soit entièrement contenu, histoire de ne pas avoir à en changer en pleine journée,
respirante, pour qu’il n’y ait pas d’odeur et qu’on n’ai pas la sensation d’humidité.

En gros, on met sa culotte et on n’y pense plus de la journée. Pour la laver, il suffit de la rincer à l’eau clair pour évacuer le sang, puis ensuite direct dans la machine avec le reste du linge à 30°C, et séchage à l’air. Attention, surtout pas de sèche-linge, ça abimerait le tissu imperméable!!!
Je pense cette option économique plus qu’écologique, mais dans tous les cas c’est toujours mieux de savoir ce qu’on porte au niveau de nos parties intimes plutôt que d’utiliser des produits du commerce bourrés de perturbateurs endocriniens et surtout non recyclables…
Economique, car la fabrication se fait avec peu de matière, donc on pioche facilement dans les chutes!! Je pense également que financièrement on s’y retrouve car tous les produits d’hygiène menstruelle ont un certain prix dans le commerce…
Pourquoi je ne pense pas qu’on puisse les qualifier d’écologique? Mon avis est plutôt basé sur les méthodes de fabrication des matières. En effet, le coté imperméable est obtenu par l’utilisation de PUL (PolyUréthane Laminé), qui est un tissu polyester avec un enduit synthétique. Sa fabrication nécessite donc l’utilisation de produits non naturels et est rarement respectueuse de l’environnement…. Pour le coté absorbant, plusieurs options sont possibles, comme le french terry épais, le zorb, ou l’éponge… Personnellement j’ai opté pour de l’éponge de bambou. Même si cette fibre est naturelle, une fois encore le procédé de fabrication lui n’est absolument pas respectueux de l’environnement.

Du coup, de mon avis, chacun fait comme il l’entend et suivant sa conscience pour ce qui est de son choix dans la gestion de ses menstruations! Moi j’ai opté pour la culotte menstruelle car au moins je la mets le matin et je n’ai plus à m’en soucier pendant la journée, et plus besoin d’acheter des protections remplies de produits indésirables. Petit bonus, maintenant pendant cette période je me donne le sourire en portant des culottes avec des tissus que j’affectionne, qui sont ultra agréables à porter et qui me font me sentir bien…

Alors, coté patron, j’ai fait simple, j’ai opté pour la culotte « Piper » du magasine La Maison Victor mars-avril 2019. L’avantage de ce magasine est qu’il propose des patrons de sous-vêtements pour toute la famille, ainsi que d’autres modèles. Dans ce même magasine j’ai réalisé mon polo préféré Caféine que je porte très souvent! La culotte piper a une forme assez enveloppante qui la rend confortable à souhait! La taille et les bords de cuisse sont finis avec un biais élastique, ou élastique pré-plié, ce qui donne une finition nette et un certain confort une fois la culotte portée. Coté taille, je me suis fiée au tableau de mesure et ai opté pour une taille 38, suivant mon tour de hanches. A la découpe cela m’a paru bien grand, mais en comparant avec une de mes culottes habituelle, cela semblait bon. Au final, taille parfaite!!

Pour passer du modèle classique au modèle menstruel, je n’ai découpé qu’une pièce de gousset dans mes jerseys. Pour la forme de mon « insert » absorbant, voici ma technique (aucun intérêt que je vous fasse un scan, cela n’est valable que pour la taille 38 d’une part, et suivant mes préférences d’autre part… alors autant vous donner ma méthode pour que vous adaptiez directement à votre cas! 😉 ). Tout d’abord, j’ai reporté les pièces du gousset, puis devant et derrière de la culotte, en alignant bien les bords, pour avoir la forme correspondant à la culotte une fois cousue. De là j’ai dessiné à main levée les limites de mon insert pour l’avant et l’arrière. Pour faciliter la couture, j’ai opté pour des tracés légèrement arrondis allant d’un coté à l’autre. Il faut garder en tête que le PUL est un tissu laminé, donc pas forcement des plus simple à travailler sous la machine…. donc plus la couture est sans trop d’arrondis et plus ce sera simple à assembler.

Pour ce qui est de l’insert, voici ce que j’ai fait: 1 couche de PUL (imperméable), 2 couches d’éponge de bambou (absorbant), et une couche de suédine (respirant et effet au sec). J’ai choisi ces tissus suite à mes recherches pour la conception de couches lavables pour mon fils, que je n’ai pas encore fait. D’autres tissus sont envisageables, notamment pour l’effet au sec, où il est plus souvent utilisé de la micropolaire par exemple. Moi j’ai choisi la suédine car il y en a chez Lulu la luciole et Rascol, alors que pour la micropolaire il fallait me créer un compte sur une boutique supplémentaire… (Perso, je préfère rester fidèle à 2-3 boutiques et limiter mes paiements sur internet….). Comme dit plus haut, la couche absorbante peut être adaptée, avec des matières plus ou moins absorbantes en fonction des besoins de chacune. Pour avoir testé en situation les culottes cousues, 2 couches d’éponge de bambou suffisent largement pour un flux moyen sur 12h. 😉

Pour le montage, j’ai d’abord assemblé le fond de culotte – devant, gousset et arrière – et mes inserts à part. J’ai ensuite positionné mon insert sur la culotte, tenu en place par des pinces sur les cotés, et collé en place à l’avant et à l’arrière avec de la colle temporaire. J’ai ensuite piqué les bords avant et arrière au point zig-zag élastique. Soyons clair, l’insert n’est pas élastique, mais j’ai préféré opté pour la sécurité de la couture comme mes culottes sont en jersey. J’ai ensuite assemblé les cotés des culottes à la surjeteuse et fini par poser les élastiques pré-pliés aux bordures, à l’aide de nombreuses pinces (+ colle temporaire au niveau de l’insert pour bien envelopper toute les épaisseurs aux entre-jambes ) et cousus au point zig-zag élastique. J’ai ajouté un petit noeud sur le devant, petit clin d’oeil à ma fille qui ne conçoit pas une culotte sans petit noeud! Au passage, petite astuce: je l’ai cousu à l’aide du pied de pose de bouton, beaucoup plus rapide que de le faire à la main!!! 😉

En bref, une couture simple, rapide et utile!! Je suis bien contente d’avoir sauté le pas de la culotte menstruelle. Une 3e culotte est d’ores et déjà en cours avec le même insert suite à mon test, et je projette d’en faire 3 autres avec seulement 1 couche de bambou pour un flux plus léger, dès que j’aurai de nouvelles chutes de jersey de taille suffisante!!!

Pour les tissus:
– le PUL et l’éponge de bambou proviennent de chez Rascol,
– les élastiques pré-pliés proviennent de chez Lulu la Luciole (le rose est extra!!!, maintenant il y a plein de choix!!)
– les jolis chutes de jersey proviennent de coupons achetés chez Lulu La Luciole déjà utilisés pour différents projets!

tuto poignets troués

Ici je vous explique comment réaliser des poignets en bord-côte troués pour les pouces. Les photos ont été prises au cours de la confection de mon sweat Maëlle que je vous présente ici. 😉 les mesures sont donc indicatives pour des poignets adultes. Pour des enfants il suffit de réduire de moitié (je vous confirme ça bientôt, je dois en faire dans mon prochain projet! 😉 )


La largeur de mon bord-côte fait 20 cm, pour qu’une fois replié il en fasse 10, donc 9 une fois assemblé aux manches.

De là il faut séparer en 5 sur la hauteur pour délimiter les zones à coudre. Moi j’ai placé les délimitations tous les 4 cm, mais vous pouvez adapter. Pour cela il suffit de faire en sorte que les premières zones en haut et en bas soient bien égales, et que la 3e soit bien au milieu du bord-côte.

Suivant cette méthode, il faut ensuite piquer au point droit au niveau des traits rouges, soit aux extrémités et au milieu. Les trous pour les pouces seront situés là où vous n’avez pas cousu.


Ensuite on plie en 2 sur la hauteur, nous allons joindre les « trous » entre l’intérieur et l’extérieur du poignet au niveau des marges de couture.
C’est l’étape la plus compliquée des poignets troués, où il faut bien placer les marges comme il faut…
Pour pouvoir joindre ensemble les bonnes marges, il faut bien replier celles qui sont à l’intérieure, et coudre ensemble celles sur l’extérieur suivant le trait rouge (en fait on rejoint les 2 coutures faites à l’étape précédente). On a donc que 2 épaisseurs de bord-côte sous l’aiguille de la machine, comme sur la photo dessous.
Mon astuce est de mettre une aiguille pour maintenir les marges à l’intérieur 😉 .

Ensuite on retourne pour faire la couture suivant la même méthode de l’autre coté.


Maintenant, plus qu’a retourner envers coutre envers le bord-côte de façon a former le bord poignet. Et hop, vous avez un poignet troué pour votre petit pouce!!!

Personnellement, pour éviter que ça ne tire sur les coutures, j’aime bien renforcer les bordures avec un point zig-zag serré sur 1 cm (longueur de point 0.5).

Plus qu’à faire de même pour l’autre poignet et vous avez vos bords poignets sur-mesure pour vos petits pouces!!!
(et fini l’air qui rentre 😉 )

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